Andy Whou - Journal d'une autrice
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Maison d'édition, autoédition, contrats… Les coulisses de la rémunération des auteur·ices
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Maison d'édition, autoédition, contrats… Les coulisses de la rémunération des auteur·ices

On parle des sous... oui, oui, vous avez bien lu !

Coucou vous ! J’espère que vous allez bien ! ❤️

Aujourd’hui, on parle d’un sujet que j’ai longtemps hésité à aborder ici… La rémunération des auteur·ices.

Oui oui, l’argent, vous avez bien lu. 😅

Je sais que c’est un sujet difficile à aborder dans le milieu de l’édition. Les maisons d’édition n’encouragent pas vraiment leurs auteur·ices à parler de leurs chiffres, de leurs droits d’auteur, de leurs ventes… Et pourtant, je me suis rendu compte que c’est une question que tout le monde se pose. Mes proches me demandent souvent comment ça marche, combien je gagne, ce que ça veut dire concrètement d’être autrice. Et si moi je n’en parle pas, qui le fera ? Plus on en parle, mieux nos droits seront défendus - et surtout, l’info circulera enfin entre nous, auteur·ices. 🖤

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques actus !

Le Salon des Romances à Lyon, c’était le week end du 8 mars ! C’était fou !

Ça y est ! Je suis redescendue de mon petit nuage post-Salon des Romances… Quelle première édition, les ami·ess ! Les organisatrices ont fait un travail incroyable, le public était au rendez-vous, l’ambiance était dingue. J’étais avec Amandine Solis et Ophélie, on a passé un week-end hyper fun. Et franchement… j’ai rentabilisé mon déplacement et j’ai gagné de l’argent. 🎉 On a aussi fait une masterclass avec Marie dans le cadre de La Plumerie, vous étiez 100 dans la salle. Cent. Je ne m’y attendais pas du tout et je suis encore sous le choc. Merci, merci, merci. 🙏

Tout ça m’a donné un coup de boost monstre pour l’écriture de D’or et de Jais 2, sur lequel je me suis remise ! Je vous en dis plus très vite. 🖤

On va maintenant entrer dans le vif du sujet.

Comment sont rémunéré·es les auteur·ices ?

Maison d’édition, autoédition, contrats… Les coulisses de notre rémunération (1/2)

💙 La rémunération en maison d’édition

Quand on signe avec une maison d’édition à compte d’éditeur (la seule qui a de la valeur à mes yeux, on fuit les maisons à compte d’auteur comme la peste 👀), c’est elle qui avance tous les frais : impression, correction, couverture, distribution, marketing. Vous, vous apportez votre texte, votre talent et votre temps.

En échange, vous signez un contrat d’édition qui précise, entre autres conditions négociés en amont, deux choses essentielles : le montant de votre à-valoir et votre pourcentage de droits d’auteur.

L’à-valoir, c’est une avance sur vos droits d’auteur. Concrètement, la maison d’édition vous verse une somme à la signature ou à la remise du manuscrit - et cette somme sera ensuite déduite de vos droits d’auteur au moment du bilan annuel. Chez Nisha, j’ai eu 500 € par tome pour Warriors. Chez Milan, pour Projet Book Boyfriend, j’ai eu 4 000 €. La différence est grande, et elle reflète aussi l’évolution du marché de la romance ces dernières années. 📈

Les droits d’auteur, eux, sont calculés sur le prix de vente hors taxe du livre, à chaque exemplaire vendu. Chez Nisha, je touche 8% sur le papier jusqu’à 10 000 exemplaires, et 6% sur le numérique. Ces pourcentages peuvent se négocier lors de la signature du contrat - et ça vaut le coup d’y réfléchir en fonction de votre lectorat et de vos priorités.

Autre chose importante à savoir : on est payé une fois par an, aux alentours d’avril, pour les ventes de l’année précédente. Warriors tome 1 est sorti en mars 2024, j’ai donc touché mes premiers droits d’auteur en avril 2025. Ça demande de la patience… 😅

Enfin, concernant le suivi des ventes : la maison d’édition a accès aux chiffres via son distributeur, mais elle n’est pas obligée de vous les communiquer. Ce qui est particulier, on est d’accord. Heureusement, il existe désormais Filéas, un site (gratuit !) qui permet aux auteur·ices de suivre leurs ventes en quasi-temps réel. Une vraie révolution.

🖤 La rémunération en autoédition

En autoédition, le fonctionnement est radicalement différent. Il n’y a pas d’à-valoir, pas de maison d’édition pour avancer les frais, c’est vous qui investissez tout. Et quand on travaille de manière professionnelle, comme je le fais avec D’or et de Jais, ça représente un budget conséquent : graphiste, illustratrice, correctrice, suivi éditorial, direction artistique, impression, marketing, salons… Pour vous donner une idée, j’ai investi 25 928 € sur ce projet.

En contrepartie, quand vous vendez un livre, vous touchez la quasi-totalité du prix de vente. Sur un livre à 17,90 €, une fois la TVA déduite, je gagne environ 16 € en vente directe. Contre 1,19 € en maison d’édition sur le même prix. La différence est vertigineuse, mais elle s’explique : c’est vous qui portez tous les risques et les investissements.

Quand on passe par un distributeur (ce qui permet d’être visible sur Amazon, la Fnac, Cultura, et même commandable en librairie), la marge est réduite, je touche 7,68 € par livre vendu sur ce canal. Ça coûte, oui. Mais ça apporte une légitimité et une visibilité que je considère comme un investissement stratégique.

Et contrairement à ce qu’on entend souvent : Amazon n’est pas la majorité de mes ventes. En un peu moins d’un an, j’ai vendu 1 693 exemplaires de D’or et de Jais tome 1 et c’est principalement grâce à la vente directe, à l’événementiel et à la campagne Ulule. Une bonne stratégie, c’est avant tout une stratégie qui vous ressemble.

👉Si vous voulez en savoir plus, l’épisode est disponible sur toutes les plateformes de podcast et sur Substack !

La suite dans deux semaines !

Et dans le prochain épisode, ce sera mes vrais chiffres. Est-ce que je gagne plus en maison d’édition ou en autoédition ? Est-ce que je vends plus de livres d’un côté que de l’autre ? Réponse très bientôt, toujours sans filtre, promis. 😊

Prenez soin de vous,

On se dit à très vite,

Andy ❤️

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